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Disparition de Raymond Macherot

Macherot
Raymond Macherot © Dupuis
Nous apprenons avec une grande tristesse la disparition la nuit dernière d’un grand nom du 9e art : Raymond Macherot. La rédaction d’Auracan.com s’associe à la peine de ses proches et vous propose – à travers le communiqué de presse des éditions Dupuis – de revenir sur le riche parcours de ce créateur d’univers.

Macherot
© Macherot / Le Lombard
Né à Verviers le 30 mars 1924, Raymond Macherot livre ses premiers cartoons à l’hebdomadaire satirique Pan sous le pseudonyme de Zara avant d’entrer en 1953 au studio de dessin des éditions du Lombard.
 
Il se rode à la BD par quelques récits complets dans le Journal Tintin des éditions du Lombard et projette une grande série réaliste médiévale, mais l’éditeur préfère confier la conception graphique de son Chevalier Blanc à Fred Funcken. Raymond Macherot se tourne alors vers le récit animalier avec Chlorophylle en 1956 et lance les aventures parodiques du marin le Père La Houle, puis du détective très britannique Clifton (1959).
 
En 1964, il quitte le Journal Tintin pour passer à Spirou où, selon son ami André Franquin « on s’amuse mieux… ».  Il est définitivement classé comme humoriste animalier avec Chaminou, puis Sibylline (1965), ainsi que les chats Pantoufle (scénario de René Goscinny, 1966) et Mirliton (scénario de Raoul Cauvin,1970).

Macherot
© Macherot / Dupuis
Tandis que ses personnages du Journal Tintin sont repris par divers dessinateurs de cette publication, Raymond Macherot se concentre sur Sibylline et collabore un peu avec Yvan Delporte pour les scénarios du patron de remorqueur Mulligan (avec Berck en 1969) et sur les premières fantaisies fantastiques d’Isabelle (avec Will, André Franquin et Yvan Delporte, 1970).

Caricaturant la société des hommes à travers le petit monde des prés et des bois, Macherot a saupoudré toute sa production d’une poésie très personnelle. Il habitait sur les hauteurs de Verviers et préférait le rythme des saisons dans la nature au brouhaha intemporel des cités où il n’a jamais voulu s’acclimater. Ce grand classique unanimement apprécié a réalisé quelques-unes des meilleures pages de l'histoire de la BD belge.

À l’occasion du soixantième anniversaire des éditions du Lombard, l’éditeur avait créé la collection Millésime qui remettait en valeur les plus grands classiques de l’histoire du Journal Tintin. Chlorophylle avait été retenu par l’éditeur tout de suite derrière Blake et Mortimer et Corentin.

Par ailleurs, les éditions Dupuis et Le Lombard travaillent déjà à la réalisation d’un projet d’intégrale Macherot qui reprendrait l’ensemble de l’œuvre de ce maître du 9e art.

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Brieg F. Haslé
26/09/2008 - source : Dupuis