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Angoulême
2001 : le compte est bon ?

Mr Jean-Marc Thévenet,
directeur du Festival d'Angoulême, s'est expliqué ce mardi
24 octobre sur la polémique que suscite l'augmentation des
tarifs d'entrée de l'édition 2001. Il voulait ainsi répondre
à la trentaine d'auteurs, soutenus par trois éditeurs (Soleil,
Le Cycliste et Fluide Glacial), qui s'étaient élevés contre
cette hausse.
Il a ainsi précisé
quelques chiffres : "Le billet pour trois jours passe
effectivement [de 95 FRF] à 175 F vendu sur
place (150 F seulement en pré-vente acheté avant le 16 décembre)
mais ce forfait ne touche que 3% du public. Le billet d'une
journée qui passe [de 50 FRF] à 70 F (60 F
en préventif) concerne 25% du public. En revanche, le tarif
réduit pour les 7-18 ans qui forment 43% du public baisse
de 40 à 30 F et l'entrée reste gratuite pour les moins de
7 ans (7% du public) et les accrédités. En tout état de
cause, les tarifs 2001 si décriés sont inférieurs à ceux
de 1995 et l'an dernier 81,5% du public est entré gratuitement
ou à tarif réduit contre 76% en 1995".
Un petit calcul nous
indique que l'accroissement des gains pour le festival -
pour autant que les pourcentages annoncés soient corrects
et restent d'application en 2001 - se situeront entre -0.5%
(si tous les visiteurs "adultes" achètent leur billet avant
le 16 décembre) et 9,5% (si tous les visiteurs "adultes"
achètent leur billet sur le festival). Il est probable que
les recettes supplémentaires devraient se situer aux alentours
des 5 à 6 %. On comprend donc assez difficilement ce qui
a motivé les augmentations des tarifs dans des proportions
aussi importantes. D'autant qu'une augmentation de 5 FRF
sur le billet adulte d'une journée et de 15 FRF sur le forfait
trois jours, le billet 7-18 ans restant à 40 FRF, aurait
rapporté un peu plus de 5% au festival... sans aucun impact
négatif pour la manifestation BD.
Mais le directeur d'Angoulême
n'est peut-être pas très doué pour les calculs... On se
demande d'ailleurs comment il arrive à la conclusion que
"81,5% du public est entré gratuitement ou à tarif réduit"
en 2000 avec les chiffres qu'il cite juste avant cette déclaration.
De toute évidence,
ce n'est pas avec de telles explications qu'il réussira
à désamorcer la polémique.
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