www.auracan.com
Studio n°198

STUDIO

N°198 - Mars 2004

3,00 € (F) / 4,00 € (B), en kiosque

A l’occasion de la sortie sur nos écrans du dernier film d’Enki Bilal, Immortel, le 24 mars prochain, le magazine de cinéma Studio consacre, dans son mensuel de mars, quatre pages au dessinateur yougoslave. Dans l’article titré « Le nouveau défi d’Enki Bilal », on y apprend notamment que le réalisateur de Bunker Palace Hôtel et de Thyko Moon a décidé pour sa troisième fiction, sur les recommandations de Charles Gassot, le producteur d’Etienne Chatillez, de mélanger numérique, personnages en 3D, vrais décors et vrais acteurs. « Une aventure technologique et artistique » unique en France, pour le directeur de Studio, Jean-Pierre Lavoignat, auteur de l’article.

Sur le scénario, Enki Bilal ne dévoile pas la trame du film. L’auteur, qui a tourné le film entre le Sommeil du monstre et 32 décembre, a choisi de s’inspirer de la Trilogie de Nikopol (La foire aux immortels, La femme piège et Froid équateur). Il a tout réinventé. Sans relire ses BD, il a réécrit une histoire à partir de ses souvenirs. Les puristes retrouveront quand même Nikopol, le résistant, Horus, le dieu égyptien et Jill, la journaliste. Jill qu’Enki Bilal a transformé en mutante. Voitures volantes et poèmes de Baudelaire seront de la partie dans un New York futuriste.

Interrogé sur le choix de ses acteurs, Enki Bilal avoue avoir été troublé par la ressemblance de Linda Hardy, ex-Miss France, et de Jill. Il a du imposer la reine de beauté. Quant à l’Allemand Thomas Kretschmann, courtisé par Hollywood, c’est Patrice Chéreau qui le signale à Charles Gassot. Charlotte Rampling complète le casting.

En marge de l’article, six photos illustrent le tournage, elles montrent les étapes du film : au départ, un story-board, la prise de vue réelle et enfin, l’apparition du numérique. Sachez enfin qu’il aura fallu près de vingt mois de postproduction pour faire le montage du cocktail 3D/acteurs et décors réels.
Dans la rubrique Les Critiques du magazine Studio, Immortel récolte deux étoiles. Là encore très peu de précision sur l’histoire : « New York, 2095. A l’ombre d’une pyramide flottant dans le ciel, un dieu égyptien, un rebelle et une mutante entremêlent leurs destins et découvrent l’amour ». Le critique loue l’univers visuel « somptueux et poétique », le jeu des acteurs mais regrette un peu le récit trop touffu. Du pur Bilal.

 
Copyright Auracan, 2004
Contact : info@auracan.com