Auracan » chroniques » Les Nombrils - Tome 6 : Un été d'enfer
Les Nombrils - Tome 6 : Un été d'enfer, par Dubuc, Delaf (Dupuis)

Les Nombrils

Tome 6 : Un été d'enfer

Scénario : Dubuc
Dessins : Delaf
Couleurs : BenBK et Delaf

Dupuis

Et si Vicky avait un coeur ?

Venus du Québec où ils étaient publiés dans le magazine Safarir, Les Nombrils ont su gagner les faveurs d'un très large public depuis leur apparition dans les pages de Spirou, au point de devenir un des plus gros vendeurs tous publics des éditions Dupuis. Et tout ça en seulement cinq albums !

Avec le récent tome 6, Un été d'enfer, on se dit que ça ne risque pas de s'arrêter. En effet, on retrouve bien dans celui-ci les ingrédients qui ont contribué au succès des précédents. Ce nouvel opus fait faire un bond impressionnant à l'univers développé par Maryse Dubuc et Marc Delafontaine, alias Delaf. Les auteurs élargissent leur propos. Ils creusent les personnalités de leurs héroïnes. Ils accordent une place beaucoup plus importante à leurs familles, leur passé. Ils mettent en avant nombre de personnages jusqu'ici secondaires. Finalement, ils dépassent complètement les intrigues de cour de lycée et l'humour rosse des pseudo-bimbos.

Un été d'enfer constitue bien une suite des deux tomes précédents, et l'élément thriller construit autour de l'inquiétant Albin y trouve son dénouement. De manière plus globale, cet opus est essentiellement dédié à Vicky. On découvre ainsi que la demoiselle est peut-être moins futile qu'au premier abord, qu'elle pourrait même avoir un bout de cerveau et un petit coeur tout rose. Et elle parvient à nous émouvoir... Pour Jenny, par contre, que l'on se rassure, côté cerveau, ça reste désespérant...

Graphiquement, Delaf maîtrise son style et l'ensemble est indéniablement soigné et plaisant. Les auteurs ont également développé une forme de découpage qui permet d'aborder la lecture gag par gag (sauf pour la scène finale), ou comme une histoire suivie. Les deux formules fonctionnent très bien. On ne parlera pas de maturité pour Les Nombrils en tant que personnages, ça démolirait leur identité. Mais cet Eté d'enfer, particulièrement riche et copieux (juste un peu bavard) démontre incontestablement celle de la série.

Partager sur FacebookPartager
Pierre Burssens

Dans la même série :

Les Nombrils - T1: Pour qui tu te prends ?, par Dubuc, Delaf Les Nombrils - intégrale - T1: Jeunes, belles et vaches, par Dubuc, Delaf Les Nombrils - T5: Un couple d'enfer, par Dubuc, Delaf

Aussi sur le site :

Pour en savoir plus : le site officiel des Nombrils

22/10/2013