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Le Sang des lâches - Tome 1 : La Vengeance de Yama, par Jean-Yves Delitte (Casterman)

Le Sang des lâches

Tome 1 : La Vengeance de Yama

Scénario, dessins et couleurs : Jean-Yves Delitte

Casterman

Enquêtes

Angleterre 1663. Flanqué du sergent Andover, Arthur J. Joyce Byron Pike, major de la police du roi en poste à York, débute une enquête qui s’annonce difficile : identifier trois victimes dont on vient de retrouver les restes démembrés, et arrêter les assassins. Au même moment, son fils William découvre, dans le grenier du manoir familial, le journal d’un certain James Eddington, qui relate son voyage aux Indes néerlandaises, dans l’île de Java-Batavia. Eddington menait lui aussi une enquête mandatée par la couronne britannique, afin d’élucider les circonstances de la disparition de Sir Francis Edgard Mac Laury, un proche du souverain anglaiis. À vingt ans et des milliers de kilomètres de distance, les deux enquêtes vont se rejoindre, via les ramifications de la puissante Compagnie néerlandaise des Indes orientales...

Changement de registre pour Jean-Yves Delitte avec ce premier tome d'une nouvelle série. Il s'agit en effet d'une enquête policière. L'auteur installe les pièces d'un puzzle qui semblent bien difficiles à assembler tout en développant un univers solide : l'enquêteur au flegme tout britannique, son adjoint gaffeur, sa famille... (et une belle-mère euh... honorant la réputation qu'on leur attache !). De quoi laisser espérer que l'on appareille pour une série au long cours, La Vengeance de Yama se présentant comme le premier volet d'un premier diptyque.

Dans le style, on se trouve bien chez Jean-Yves Delitte. Le peintre officiel de la Marine belge signe une fois de plus une brillante reconstitution historique. L'enquête de James Eddington lui offre l'occasion d'associer exotisme et scènes navales impressionnantes, alors que l'on retrouve dans les images des pérégrinations de Byron Pike l'influence des peintres de l'époque.

On attendra donc le tome 2 avec intérêt et impatience, l'histoire devrait en effet y trouver un rythme qui manque quelque peu à cette grandiose mise en place. Et on s'interrogera encore sur la formidable capacité qu'a Jean-Yves Delitte à produire des planches d'un tel niveau de détail à un rythme aussi élevé. Impressionnant !

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Pierre Burssens
12/06/2014