
Angles morts
Tome 1 : Le Gang des Hayabusa
Scénario : Xavier Bétaucourt
Dessins et couleurs : Laurent Astier
Paquet, collection Carénage
Poignée dans le coin !
Les bijoutiers ont peur. Un gang de motards sévit depuis des mois dans la banlieue parisienne, enchaînant les braquages d’une extrême violence. Un jeune cascadeur moto qui croisait leur route est abattu de sang-froid devant les yeux d’Emma, sa soeur et co-équipière. Will Bernet a lui aussi le malheur de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment. Il possède la même moto que les braqueurs, une Hayabusa, et il est rapidement accusé du meurtre. Son passé trouble qui remonte à la surface ne l'aide pas à se dédouaner. Pour s'en sortir, il va devoir se mettre dans la roue de ceux qui se cachent derrière ces casques noirs.
Aux confins du polar, du western et de la BD "moto" (on est dans la collection Carénage), Xavier Bétaucourt et Laurent Astier signent un début de série pétaradant placé sous le signe de l'action et de l'efficacité. Le scénario nous plonge dans un milieu pittoresque et attachant et nous met en selle avec un héros souvent sans peur mais pas sans reproche que l'on aura plaisir à retrouver dans d'autres aventures.
L'ensemble bénéficie d'un découpage particulièrement dynamique dans lequel s'insère aisément le dessin de Laurent Astier. On pourra certes trouver à redire sur l'un ou l'autre détail, mais on sent que l'auteur privilégie l'expressivité et le mouvement, et ses planches conservent une agréable impression de spontanéité.
Angles morts revisite quelques classiques mais le fait avec un dynamisme particulièrement rafraîchissant sans autre prétention que de nous faire passer un agréable moment de lecture. De ce côté, aucun doute, ce premier tome atteint aisément sa cible. Presqu'aussi facilement que cette légendaire Suzuki Hayabusa qui donne son titre à l'album passait - et c'était la première moto commercialisée à le faire - le cap des 300 km/h. Quand on vous parlait d'efficacité...