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Les Voleurs d'Empires - T6: La semaine sanglante par Dufaux et Jamar

LES VOLEURS D'EMPIRES

Tome 6: La Semaine Sanglante

Scénario : Jean Dufaux
Dessin et couleur : Martin Jamar

Glénat, collection Grafica.

Après la levée du siège de Paris par les Prussiens, la capitale est à nouveau troublée en ce mois d'avril 1871. La ville se meurtrit peu à peu du conflit entre la Commune parisienne, appuyée sur les milieux ouvriers, et l'armée versaillaise.

Les Voleurs d'Empires, une organisation secrète, semblent profiter de la situation pour parfaire leur assise mafieuse sur la ville. Pourtant, leur chef, Frappe-Misère, a un autre combat : celui de combattre la Mort et une de ses servantes, Adélaïde Favier.

Il est loin le temps où les différents protagonistes du récit profitaient de leur insouciance dans le pensionnat de Madame Froidecoeur.

Jean Dufaux, habille conteur, explore la personnalité du quatuor d'adolescent que le lecteur a prit l'habitude de suivre depuis le premier tome. Certains d'entre eux basculeront du côté de la Mort et d'autres vers les Voleurs d'Empires.

Dufaux livre ici l'avant dernier opus de sa saga fantastique. Même si le récit se laisse lire avec délectation, on a parfois l'impression que le scénariste a dilué son histoire. Par exemple, la présence et la folie de Blette, directeur improvisé d'un asile de fou, est-elle réellement utile au récit ? Le lecteur se perdra parfois dans les miaulements de ce personnage et de ces acolytes.

Il n'empêche que l'on attend avec impatience le dernier album de la série. Le scénariste de Fox, de Santiag et de bien d'autres récits fantastiques arrivera-t-il à répondre avec cohérence aux multiples questions qu'il a posées dans ce cycle ?

Le style graphique de Martin Jamar, dessinateur autodidacte, mûrit d'album en album. Son trait réaliste et parfois caricatural s'affine, se stylise au fil des ans. Ses personnages féminins sont dessinés avec beaucoup de délicatesse et de tendresse. Si bien que l'on attend la présence de Madeleine ou d'Anaïs à chacune des planches.

Perfectionniste dans l'âme, le dessinateur accorde un soin non négligeable à la réalité historique et à la documentation, et agence ses décors avec une certaine poésie... On regrettera seulement que les couvertures ne soient pas aussi raffinées et sensibles que certaines cases des albums, le dessinateur privilégiant l'ambiance noire et fantastique dans ces illustrations.

Nicolas Anspach

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