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Enfin ! Voici maintenant plus de six années que nous
attendions cet album ! Nous y retrouvons les familles Morini
et De Lourdel, témoins d'une société
française déchirée, où les luttes
sociales signifiaient quelque chose.
Le jeune Morini abandonne le "i" final de son patronyme
pour faire plus national et pour plaire encore plus à
son très riche beau-père. De son côté,
le fils De Lourdel continue à soigner les pauvres,
refusant de remettre les pieds dans les beaux salons de sa
famille. Mais la guerre arrive et les deux jeunes hommes se
retrouvent acculés à la pire des horreurs :
celle du sang et des cris des champs de bataille. Le récit
de Raymond Maric est beau, fort, irrévérencieux.
Le dessinateur Baron-Brumaire, héritier de
Jijé et de René Follet, a bien eu du mal à
terminer cet album. D'ailleurs cela se voit. Des cases superbes
succèdent à des ébauches à peine
dessinées, certains personnages adoptent des physionomies
différentes d'une page à l'autre. Quant aux
couleurs, c'est un désastre. La série se poursuivra
prochainement avec un autre dessinateur.
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