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12 novembre 1918. Belgique. Dans un camp de prisonniers
français, Augustin Dortet apprend que la guerre est
finie, qu’il va pouvoir rentrer chez lui, qu’il
va pouvoir retrouver sa femme Geneviève. Mais avant
de retourner dans ses Pyrénées, une promesse
donnée à un compagnon décédé au
combat le fait passer par Paris. Une partition pour une
veuve, et les souvenirs de l’enfer reviennent à l’esprit
: les tranchées, les explosions, les tirs, les amis
qui meurent…
Augustin, bien que libéré, n’est pas
serein. Il a en tête la correspondance qu’il
entretenait avec sa femme. Il a en tête les mots de
reproches qui se bousculent avec les mots d’amour.
Arrivé dans son village, Geneviève ne l’a
pas attendu… La perte de leur enfant, la guerre, la
maladie l’ont emportée. Seuls Félicien,
le cousin de son épouse, et Louisa, sa bonne, sont
là pour l’accueillir…
Christian De Metter nous livre ici un récit poignant
et émouvant, où l’amour côtoie
l’horreur. Jouant sur des flash-back, il nous dévoile
petit à petit les mystères de cette histoire,
pleine de sensibilité.
Les lettres joliment illustrées par Catel apportent
une touche de douceur à la noirceur de la guerre. |