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Pour débuter cette chronique, je vous propose un
petit jeu ! Cochez la case de votre choix :
- Riad Sattouf est-il fou ?
- Riad Sattouf est-il un imposteur de talent ?
- Riad Sattouf est-il en train de devenir un auteur indispensable
?
Né en 1978, Riad Sattouf débute en bande dessinée
en publiant la série Petit Verglas avec Eric Corbeyran.
Quasi-personne ne lit ces trois albums (pourtant fort sympathiques)
: pas grave, il persiste. Suivant les traces des locataires
de l’Atelier des Vosges, il rejoint l’écurie
Dargaud où il a dû baratiner le regretté Guy
Vidal, créateur de la collection Poisson
Pilote, pour
tenter de lui démontrer ses talents insoupçonnés.
Et, contre toute attente, il semble y être parvenu…
S’ensuivent les albums Les jolis pieds de Florence et Le
pays de la soif, deux titres réalisés
dans un style beaucoup plus lâché que celui
adopté pour ses précédents travaux.
Dans la foulée, arrivent deux inclassables bouquins
publiés chez Bréal, sous un label Jeunesse
dirigé par Joann Sfar, plus destiné aux bobos
trentenaires qu’aux gamins. Avec Le Manuel du Puceau et Ma
Circoncision, il nous évoque les passionnantes
aventures du jeune homme qu’il était…
Contre toute attente, tant les thèmes abordés
ne sont pas des plus “porteurs“, les bouquins
de Sattouf sont indispensables ! Ce jeune homme, aujourd’hui
signataire d’un excellent et hilarant Pays de la
soif,
vient justement de remporter le Prix Goscinny du meilleur
jeune scénariste. Début de réponse donc…
Question subsidiaire :
- Riad Sattouf existe-t-il ?
Possibilité offerte par votre webzine préféré :
- Ne se prononce pas mais compte lire les ouvrages
de Riad Sattouf…
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