|
Pierre Wachs, après plusieurs albums écrits
par Patrick Cothias, semble avoir trouvé son tempo
avec Didier Convard. Le scénariste du Triangle
secret,
en lui confiant la mise en image des parties vaticanes de
sa saga maçonne, a eu du nez. Tout en collaborant à I.N.R.I.,
la suite du Triangle secret, tout en poursuivant avec Joëlle
Savey la série Poème rouge dans la collection
que dirige Convard, Wachs nous propose aujourd’hui
un superbe one-shot. Avec Domnok, la femme qui partage sa
vie, Wachs signe Sous la peau, le serpent, son ouvrage le
plus personnel, et le plus abouti, à ce jour.
Voici la relecture contemporaine du mythe féodal
de la femme-serpent, superbe créature ayant passé un
pacte avec Satan : afin de trouver un mari, elle devenait
serpente tous les samedis… Traitée à la
façon d’une enquête à rebours,
Sous la femme, le serpent est l’histoire de Mélusine,
une femme-enfant qui a perdu ses parents et s’est enfuie
de la famille où elle avait été placée.
Peu à peu, l’enquêtrice qui tente de reconstituer
le parcours de cette étonnante, intrigante, jeune
femme, est subjuguée par Mélusine. Subjuguante
mais dangereuse : n’a-t-elle pas de terribles pouvoirs
?…
En 64 somptueuses pages traitées en couleurs directes,
Sous la peau, le serpent est un récit chapitré :
chaque temps marquant la découverte des différents
protagonistes du récit, est marqué par de pleines
pages d’illustrations, reproduisant les peintures allégoriques
que créait la mère de Mélusine, victime
de sa propre fille…
Un des plus beaux titres de la collection La Loge noire. |