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C'est
au moment où Marco prépare une expo et un livre
sur les ouvriers du chantier naval où travaillait
jadis son père, que ce dernier lui apprend qu'il est
atteint de la maladie d'Alzheimer…
Monté à Paris pour les besoins de son travail,
il loge chez son frère… Les souvenirs d'enfance
ne tardent pas à remonter… Peu après,
il rencontre Fabrice Blanc, un photographe réputé.
Anne-Marie, la responsable de la galerie, leur propose d'exposer
ensemble. Marco est aux anges !
De retour chez eux, la compagne de Marco se sent à l'étroit
dans leur maison…
Comme c'était le cas pour la chronique du premier
tome de cette série, les quelques lignes qui résument
l'histoire laisse à supposer qu'il s'agit d'un récit
insipide et insignifiant… Et une nouvelle fois, il
ne faut pas s'y tromper, certains albums de Larcenet sont
simplement irracontables. Pourquoi ? Parce qu'ils ont une âme,
ils sont un concentré d'émotions diverses.
On passe du rire aux larmes en un instant. Dans ce deuxième
opus, le lecteur est, une nouvelle fois, confronté à des
scènes de la vie quotidienne, tantôt risibles,
tantôt graves. Seule la lecture de l'album peut permettre
la transmission des émotions qui se dégagent
de ces pages.
De plus, le style graphique de l'auteur, les attitudes
et expressions des personnages, ainsi que ses choix narratifs
en font quelque chose de vraiment personnel.
Mais ce qui frappe aussi, ce sont ces vignettes silencieuses… Etrangement,
elles sont plus parlantes que mille mots !
Le premier tome du Combat ordinaire avait reçu le
prix du meilleur album à Angoulême en janvier
2004. Ce second ouvrage est plus fort encore. Il va falloir
inventer un prix rien que pour lui !
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