Giorgio Pellegrini, le séduisant protagoniste du
roman Arrivederci amore de Massimo Carlotto n'a qu'un seul
but : laisser derrière lui un passé politique
auquel il n'a jamais vraiment cru et rejoindre le monde des
riches. Le romancier nous y montre sans complaisance une
société du nord de l'Italie très corrompue.
« Ce roman très noir, dur, narre avec précision
les problèmes sociaux, politiques et criminels du
Nord Est de l’Italie à travers le parcours d’une
vraie canaille, Giorgio Pellegrini, explique Luca Crovi,
scénariste. Nous y découvrons que, bien souvent,
politiques et criminels sont liés. Giorgio vit dans
un monde terrible : enfants travaillants clandestinement
dans des ateliers textiles, prostituées originaires
des pays de l’Est exploitées par des maffieux
trafiquants de drogue… Après avoir perpétré un
attentat, cet ancien militant d’extrême gauche
s’enfuit en Amérique du Sud. Pour pouvoir rentrer
en Italie, Giorgio est prêt à trahir ses anciens
camarades pour échapper à la prison. Il use
aussi de ses charmes pour séduire les femmes, les
voler et, parfois, les tuer… Il découvre le
goût du crime en essayant de se refaire une virginité politique
et sociale. Reprenant la tradition du roman anglais de formation
du XVIIIe siècle, Massimo Carlotto nous fait suivre
le monologue intérieur d'un criminel en route vers
la richesse et la respectabilité sociale. Vous pourrez
suivre Giorgio dans la forêt d’Amérique
du Sud, sur les plages de Caracas, en prison, pendant la
préparation d'un grand vol… »
Avec l’adaptation en bande dessinée de ce succès
de librairies qui sera prochainement porté à l’écran,
Andrea Mutti et Luca Crovi, deux auteurs italiens hyper actifs,
signent le premier volet d’un diptyque à ne
pas rater. |