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Les Damnés - Tome 1 : Néora, par Benjamin Leduc, Danilo Guida (Sandawe)

Les Damnés

Tome 1 : Néora

Scénario : Benjamin Leduc
Dessins et couleurs : Danilo Guida

Sandawe

La Féline

Cité de Lanxior. Toutes les castes de la population sont touchées par une série de meurtres. Toutes les victimes sont des hommes.
L’assassinat d’un partisan du gouverneur est le crime de trop. Les enquêteurs s'étant révélés impuissants, les autorités sont contraintes de faire appel aux Damnés, une bande de mercenaires aux pouvoirs monstrueux, spécialisés dans ce genre de mission.

Sous ce pitch somme toute classique, Benjamin Leduc et Danilo Guida nous entraînent dans un contexte de fantasy qui se mèle à un fantastique horrifique en lui cédant parfois le pas. Néora, la coupable de certains de ces crimes, tout comme les Damnés lancés à sa poursuite évoquent immanquablement des mutants à la X-men ou autres comics. Et, comme on le découvre dans l'intéressant dossier qui complète l'album, c'est bien de cette idée qu'est parti le scénariste Benjamin Leduc. Mais plutôt que de situer le déroulement de son histoire à notre époque ou dans le futur, il a préféré la transposer dans un Moyen-Âge imaginaire. Assez curieusement, le dessinateur argentin Danilo Guida a, de son côté, travaillé dans les comics !

Le récit qu'ils nous proposent est donc particulièrement musclé et fait la part belle à l'action, souvent violente. Mais cette violence devrait-elle être évincée alors qu'elle constitue un des moteurs de l'intrigue ? Ce premier tome, comme l'indique son titre, est axé sur l'histoire de Néora et peut être lu comme un one-shot. Cependant, l'intervention des Damnés et leurs étranges pouvoirs donnent réellement envie d'en savoir plus à leur sujet. On regrette que leur portrait n'ait pas été davantage amorcé, même si on imagine que les auteurs nous en réservent plus pour les prochains épisodes.

Danilo Guida met en images cette rencontre explosive entre Néora et ces effrayants mercenaires de manière spectaculaire. Il parvient à restituer certaines atmosphères avec talent, mais le scénario nous laisse hélas trop peu de temps pour en profiter vraiment. Peut-être doit-on aussi attribuer à ce rythme effréné que l'on parle de "vaccin" dans un Moyen-Âge certes imaginaire...? Un meilleur équilibre entre l'action et une intrigue et des personnages un peu plus creusés sera à trouver pour un deuxième album. Celui-ci a bénéficié du soutien de 370 édinautes chez l'éditeur participatif Sandawe que nous vous présenterons plus longuement prochainement.

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Pierre Burssens

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01/04/2015