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L'Héritage des Taironas - Tome 2 : Monde ancien, par Stéphane Beauverger et François de la Ruquerie, Elvire De Cock (Dupuis)

L'Héritage des Taironas

Tome 2 : Monde ancien

Scénario : Stéphane Beauverger et François de la Ruquerie
Dessins et couleurs : Elvire De Cock

Dupuis

Petits frères ?

Pour réaliser L'Héritage des Taironas, les auteurs se sont inspirés du parcours incroyable d'un pectoral précolombien, retrouvé dans la famille de l'un d'entre eux, et aujourd'hui en dépôt au Louvre, pour rendre hommage à un aïeul aventurier et composer une saga sur le passage d'un monde à l'autre, d'une civilisation à l'autre.

Après l'Ouest américain, Gareth Booth et Richard de la Ruquerie espèrent se lancer dans une nouvelle aventure ferroviaire en Colombie. Des tensions autour du tracé et un gouverneur corrompu mettent fin à leurs espoirs. Blessé au cours d'un affrontement avec les Indiens Kogis, Richard de la Ruquerie iest soigné et guéri par un chef et sa fille. Il partage leur existence pendant plus d'un an et sa vie et son retour à la "civilisation" se voient chamboulés par cette expérience.

Le premier tome de ce diptyque avait étonné et séduit, ce second volet en tient toutes les promesses. On change totalement de lieu, mais pas vraiment de contexte avec la problématique des Indiens Kogis qui se poursuit encore dans la Colombie actuelle. Les auteurs nous emmènent sur un nouveau terrain d'aventures, mais nous font aussi découvrir l'évolution de la personnalité et la remise en question opérée par leur personnage principal. L'histoire du fameux pectoral et le titre de cette série prennent ici tout leur sens. Stéphane Beauverger et François de la Ruquerie (le descendant de Richard) construisent avec succès un récit aux confins de l'aventure et de l'historique. La composante  romantique se fait beaucoup plus discrète dans ce deuxième volet, intervenant in fine pour une happy end aux allures hollywoodiennes.

Au dessin, Elvire De Cock s'adapte à ces nouveaux décors empreints d'une nature luxuriante et qu'elle décline au gré de belles planches. On relève par-ci par-là quelques petites imperfections au niveau des personnages, mais elles ne suffisent pas à ternir l'ensemble, qui bénéficie par ailleurs d'une somptueuse colorisation.

On referme ce diptyque sortant un peu des rails traditionnels du catalogue Dupuis en ayant partagé une bonne histoire et un moment de lecture très agréable.

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Pierre Burssens

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28/04/2015