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Les Nombrils - Tome 7 : Un bonheur presque parfait, par Dubuc, Delaf (Dupuis)

Les Nombrils

Tome 7 : Un bonheur presque parfait

Scénario : Dubuc
Dessins : Delaf
Couleurs : Benoît Bekaert

Dupuis

Apparences

Pour Vicky, le bonheur est total : ses parents la préfèrent enfin (!) à son insupportable grande soeur Rebecca, elle sort avec James, beau jeune homme promis au plus bel avenir, et le barbecue familial de fin d'été lui permet d'afficher son insolente réussite.

Jenny connaît un double bonheur : avec le musculeux Jean-Franky, elle a les tablettes de chocolat ; avec le gentil Hugo, elle a les attentions de chaque instant. Karine, elle, a une nouvelle passion et ce n'est pas un garçon : son groupe de musique est sur le point d'être signé par un gros producteur, mais pour cela elle doit vaincre la déprime d'Albin.

Tout semble aller pour le mieux dans le petit univers des Nombrils, mais les apparences sont trompeuses et un vernis, aussi soigneusement appliqué soit-il, finit souvent par craquer. Depuis ses débuts, la série de Maryse Dubuc et Marc Delafontaine a énormément évolué. Initialement basée sur les relations entre Vicky, Jenny et Karine, elle a, peu à peu, permis d'aborder d'autres sujets que leurs amours adolescentes contrariées... et contrariantes !

Un bonheur presque parfait joue ainsi, notamment, sur les différences de classes sociales et les "modèles" parentaux (mais toujours avec humour, évidemment). Et la "remise à zéro" qui, dans différents domaines, intervient en fin d'album, à de quoi donner à réfléchir. En un sens, la boucle est bouclée et ce septième tome peut apparaître comme la fin d'un cycle entamé avec Un couple d'enfer.

Les nombreux fans de la série ne seront pas désorientés, mais on remarquera cependant un rythme un peu moins fluide dans le scénario de Maryse Dubuc. La construction en courtes séquences qui, in fine, constituent une histoire complète, marque de fabrique des Nombrils, implique un équilibre délicat. Or la multiplication des intrigues ne favorise pas forcément celui-ci. Certains éléments tombent un peu à plat, comme les émotions "personnifiées", mais on note aussi de sympathiques trouvailles, comme ce personnage de producteur qui rappelle furieusement le médiatique Gilbert Rozon (bouillant juré québecois de l'émission télé La France a un incroyable talent).

Le dessin de Marc Delafontaine s'avère, de son côté, de plus en plus fin, soigné et détaillé, et certaines cases et planches méritent réellement le détour. On soulignera aussi le solide apport des couleurs de BenBk.

En cours d'adaptation en série animée et avec un long métrage qui se profile à l'horizon, nul doute que Les Nombrils nous réserveront de nouvelles surprises.

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Pierre Burssens

Dans la même série :

Les Nombrils - intégrale - T1: Jeunes, belles et vaches, par Dubuc, Delaf Les Nombrils - T5: Un couple d'enfer, par Dubuc, Delaf Les Nombrils - T6: Un été d'enfer, par Dubuc, Delaf

Aussi sur le site :

Pour en savoir plus : le site officiel des Nombrils

07/09/2015