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Nailbiter - Tome 1 : Le sang va couler, par Joshua Williamson, Mike Henderson, collection Comics (Glénat)

Nailbiter

Tome 1 : Le sang va couler

Scénario : Joshua Williamson
Dessins : Mike Henderson
Couleurs : Adam Guzowski

Glénat, collection Comics

Horreur et damnation

Se ronger les ongles, ce n’est pas beau et on appelle ça de l’onychophagie mais quand il s’agit de croquer les ongles des autres jusqu’au sang, ça s’apparente plus à de la barbarie, tintée de folie et assurément digne d’une personne qui n’aurait plus vraiment sa tête. C’est notamment ce que va découvrir Caroll, profiler au FBI, en arpentant Buckaroo, une bourgade de l’Oregon qui s’enorgueillit d’avoir donné naissance à 16 des plus grands tueurs en série de l’Amérique.

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Peut-être trouver le lien qui relie tous ces charognards ? C’est du moins ce qu’il prétend lorsqu’il demande à son ami Finch, agent de la NSA, de le rejoindre pour clore l’enquête. Malheureusement quand Finch arrive sur place, Caroll a disparu et un contre la montre s’engage… Va-t-il le retrouver et dans quel état ? Warren le croqueur d’ongles blanchi par la justice n’a-t-il pas encore frappé ?

 

Devant ce scénario haletant, âmes sensibles s’abstenir ! Pas d’hémoglobine à outrance, juste ce qu’il faut et quand il faut, distillé au détour d’une page : le scénariste Joshua Williamson prend un malin plaisir à alterner les moments calmes avec des scènes bien senties. Quant au dessinateur Mike Henderson, habitué à ce genre d’histoires comme Escape from New York, il croque des personnages tout aussi patibulaires les uns que les autres. Les couleurs sombres dispensées par Adam Guzowski, quand le rouge ne domine pas, renforcent l’encrage du dessinateur et participent à l’ambiance pesante de l’histoire.

Quand on pense qu’on est au premier album d’une série qui en comptera cinq, le suspense n’a pas fini de monter. Le magazine USA TODAY ne s’y est pas trompé et a élu cette série comme meilleur comics d’horreur en 2014 : à la lecture de ce premier tome, le public va vitre réaliser que le prix n’est assurément pas usurpé.

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Bernard Launois
03/08/2016