Auracan » chroniques » Made in Abyss - Tome 1
Made in Abyss - Tome 1, par Tsukushi Akithito (Ototo)

Made in Abyss

Tome 1

Scénario, dessins et couleurs : Tsukushi Akithito

Ototo

La faille mystérieuse, l'aventure souterraine commence !

Depuis la nuit des temps, la ville d'Orse vit au rythme d'une faille incommensurable qui recèlerait d'étranges créatures, mais également des vieilles reliques qui auraient été déposées au fur et à mesure des siècles, excitant des convoitises. Rico, jeune adolescente orpheline, fait partie de ces "caverniers", des aventuriers qui ne vivent que pour descendre au fond du trou. Marcher sur les pas de sa mère qui, jadis, a été l’une de ces conquistadors, et peut-être découvrir les raisons pour lesquelles elle est orpheline sont assurément les éléments moteurs de sa détermination.

Alors que les descentes se suivent, avec leur lot de difficultés, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon, Legu, qu'elle entreprend de ramener à la vie. Qui est-il, comment est-il arrivé là ? Vient-il d'une autre planète pour être ainsi capable de résister aux conditions surhumaines qu'engendre la vie des profondeurs ? Toutes ces interrogations, une à une élucidées, vont bouleverser le destin de Rico.

Voilà un scénario plutôt original que nous propose l'auteur complet Tsukushi Akihito, en situant une bonne partie de son récit dans les tréfonds de la Terre où les protagonistes apprennent à se découvrir, à se soutenir dans un univers hostile. Par certains côtés, on retrouve dans Made in Abyss l’esprit du Voyage au centre de la terre de Jules Verne, auquel on ajoutera beaucoup de poésie.

Le talent de Tsukushi Akihito s’exprime également dans un dessin semi-réaliste où le travail du crayonné apparait très poussé, et auquel on aurait appliqué une mise en couleurs à base de variations de gris et de noir soulignant le côté oppressant des profondeurs.

Pas difficile donc de comprendre que cette série ait déjà été primée par le Prix Manga Taisho 2018, sans parler de la diffusion de son adaptation animée en 2017.

Partager sur FacebookPartager
Bernard Launois
30/05/2018