
La cuisine des ogres
Scénario : Fabien Vehlmann
Dessins et couleurs : Jean-Baptiste Andreae
Rue de Sèvres
Un récit à consommer sans modération !
Voilà qu’un soir la jeune Blanchette s’aperçoit que le croquemitaine Grince-Matin a tendu un piège à des enfants du village pour les kidnapper. Elle ne tarde pas alors à poursuivre cette folle escapade bien qu’elle ne porte pas dans son cœur ces jeunes vauriens qui souvent la rejettent.
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N’ayant hélas pu résister à Grince-Matin, elle se retrouve enfermée dans le massif dénommé « La dent du chat » au sujet duquel elle avait déjà entendu la légende, sans trop y croire, que ce repaire concentrerait une palanquée d’ogres. Mais là, il faut bien faire face à la réalité qui dépasse la fiction et rapidement s’organiser si elle ne veut pas finir elle aussi dans les hachoirs des ogres.
Quelle angoisse quand on est une frêle jeune fille de se retrouver dans un univers où tout est démesuré et tout vous est hostile ! Mais Blanchette ne va pas garder les deux pieds dans le même sabot en s’associant au korrigan Brèche-dent pour venir en aide aux enfants internés et engraissés avant de finir dans les mets pour ogres.
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Après avoir échappé plusieurs fois à la mort, voilà qu’elle prend le surnom de « Trois-fois-morte » pour affronter une à une toutes ces créatures aussi laides et disproportionnées les unes que les autres. Mais n’est-ce pas le combat du pot de terre contre le pot de fer que va découvrir Blanchette ?
Le scénariste Fabien Vehlmann s’avère une fois de plus être un remarquable conteur, prêt de nouveau à confronter les jeunes enfants à la dure réalité de la vie comme il s’ingénue déjà dans la série Seuls dont la carrière se poursuit au sein des éditions Rue de Sèvres. Mais ne nous y trompons pas, si La Cuisine des Ogres met en scène des enfants, sa lecture ne leur est pas réservée, loin de là !
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Entremêlant avec talent horreur et truculence, le scénariste s’en donne à cœur joie à toutes les pages pour entrainer le lecteur dans un récit haletant et palpitant magnifié par le dessin de Jean-Baptiste Andreae. Des personnages hors normes comme des animaux fantasmagoriques évoluent dans un décor gargantuesque et l’on sent dès les premières cases l’osmose entre les deux auteurs pour réaliser une belle pépite à découvrir instamment.
Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience pour connaitre la suite des aventures de « Trois-fois-morte » dans deux autres opus, lesquels devraient faire la part belle à des personnages considérés comme secondaires dans ce premier récit complet.
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