
Les hautes herbes
Scénario : Laurine Clin
Dessins et couleurs : Grun
Daniel Maghen
Une belle aventure humaine
Un père et son fils ont entrepris un long chemin à la recherche de ciblétilles, sorte d’insectes imaginaires que l’on pourrait assimiler à des fées, imaginées par le père pour intéresser son fils à prendre la route. Mais au-delà de ces animaux imaginaires, leur quête est celle d’un monde meilleur auquel is aspirent, celui où ils se sentiront en sécurité et pourront enfin se reconstruire.
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Il faut dire que la mère a été tué dans des circonstances troublantes et les règles répétées inlassablement par le père à son fils en disent long sur le climat régnant : « Jamais plus de trois nuits au même endroit. Les animaux sont sauvages et les hommes sont pires ».
Quel plaisir de retrouver un Héroïc Fantasy de qualité, avec une histoire bien construite où les informations nécessaires sont distillées au fur et à mesure du récit, comme par exemple les raisons pour lesquelles ils sont traqués.
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Laurence Clin réalise ici son premier scénario, et c'est vraiment une belle réussite. Dès les premières pages, elle envoûte son lectorat en le transportant dans un univers mi-féérique, mi-réel, à une période que l’on pourrait estimer moyenâgeuse, où les protagonistes vont être tour à tour confrontés à la violence, pour enfin trouver la tolérance. Au travers du récit se distille un message de liberté, d’espoir en l’être humain.
Que dire du dessin de Grun, sinon qu’il est toujours aussi beau et que l’on sent que ce récit l’a habité de la première à la dernière page. Il se lâche sur de sublimes paysages, parfois inquiétants, des personnages hauts en couleurs et des animaux fantasmagoriques dont il a le secret. La couleur directe n’est certainement pas étrangère à ce superbe rendu d’un conte féérique.
Une mention particulière est à porter au cahier graphique qui clôture de fort belle manière un conte dont on n’aimerait pas voir arriver la dernière page.
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