
Cartagena
Scénario : Yves H.
Dessins et couleurs : Hermann
Le Lombard
La dernière pépite d’Hermann
Junkie ou dealer, voilà la triste perspective qui s’offre aux jeunes nés dans un des quartiers défavorisés de la ville de Cartagena au Mexique, et pour Alvaro et Nacho le choix est vite trouvé. Rêvant de mener la belle vie en gagnant de l’argent trop facilement pour assouvir leurs envies telles que se balader avec un flingue pour en imposer auprès de leur entourage, aller voir les filles, ou rouler en belle américaine… Il ne leur reste plus qu’à se faire un nom parmi les caïds.
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Les voilà donc devenus tueurs à gages mais sans avoir encore tué, et le chef du cartel local El Cocho Arriega veut savoir s’ils ont les nerfs suffisamment bien trempés pour régler le compte de deux traitres menottés. Seulement, ça ne se passe pas comme prévu car après les avoir réduits au silence, voilà qu’ils se font traiter de lopettes par Benito, le neveu d’Arriega. Alvaro ne le supporte pas et finit par descendre le neveu.
L’affaire se complique particulièrement car après que nos deux lascars ontréussi à s’échapper, quel avenir se réservent-ils puisque dans tous les cas, se rendre ou fuir, c’est la mort qui les attend. Parallèlement, Félix, un flic en planque pour arrêter le chef du cartel, assiste à la fuite d’Alvaro et Nacho…
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Le scénariste Yves Huppen offre à Hermann, son père, un dernier récit sur mesure comme il les aime, haletant, dur et sans concession. Après une belle collaboration d’une trentaine d’albums, ce dernier opus s’inscrit dans la continuité des scénarios tels que Duke et Brigantus où l’on retrouve une parfaite complicité entre les deux auteurs.
On retrouve avec grand plaisir, le trait si caractéristique du dessinateur Hermann, empreint de réalisme mais également de nervosité particulièrement dans ses personnages. La mise en page, faite de cadrages et de prises de vues cinématographiques épouse le scénario. Quant à la couleur directe, elle sublime toujours autant le trait.
Savoir que cet album sera le dernier du monument de la bande dessinée qu’est Hermann ne peut qu’attrister sinon que l’on aura toujours grand plaisir à le lire et à le relire.
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