
Ghost Pepper
Tome 1 : Comme un goût de cendres
Scénario et dessins : Ludo Lullabi
Couleurs : Adriano Lucas
Delcourt, collection Contrebande
Un récit qui ne manque pas de sel
Le monde d’avant n’existe plus depuis le chaos, place à un monde de survie dirigé par un certain Bataar qui a monté une milice escortée de robots volants chargés de surveiller les survivants de la Terre. Il faut en effet qu’ils ne fassent pas un pas de travers et qu’ils continuent à vénérer le fameux Bataar et ce, grâce au bourrage de crâne savamment organisé.
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Parmi ces rescapés, la jeune et pulpeuse Loloï réalise une tournée des villages environnants à bord de son food truck afin de faire profiter leurs habitants de ses talents de cuisinière et plus particulièrement d’un plat à base d’essence de piment fantôme qui a la particularité d’exciter les papilles. Seulement, le chef Taoka ne voit pas son installation d’un bon œil car lorsqu’elle est là, il perd toute sa clientèle. Il décide de la coincer pour qu’elle lui donne sa fameuse recette et surtout les ingrédients secrets qu’elle recèle.
L’arrivée des contrôleurs à ailerons tourne au vinaigre car s’estimant être en règle Loloï ne veut pas céder à leurs sommations. Elle ne doit alors son salut qu’à Ash, un personnage jusque-là inconnu venu goûter ses spécialités et qui prend fait et cause pour elle, neutralisant les contrôleurs. L’arrivée d’Ash, ce personnage haut en couleurs, ne va-t-il transformer la vie des villageois et au-delà le pouvoir du despote Bataar ?
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Avec ce premier tome tonitruant, le scénariste Ludo Lullabi transporte le lecteur dans un univers apocalyptique peuplé d’une myriade de soldats humanoïdes commandés par un despote afin d’asservir le peuple. De l’action à chaque page, des rebondissements divers et variés ajoutés à des dialogues alertes s’avèrent de bons ingrédients pour un comics de bon aloi.
Après notamment le succès de World of Warcraft édité par Marvel USA et de Lanfeust Quest édité par Soleil, le dessinateur Ludo Lullabi revient en force avec ce premier opus. Le trait s’avère toujours nerveux, dynamique comme si ses personnages étaient taillés à la serpe dans des décors fantasmagoriques particulièrement bien mis en couleurs par Adriano Lucas.
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