
Avila
Scénario : Teresa Radice
Dessins et couleurs : Stefano Turconi
Glénat, collection Treize Etrange
Un récit fort et remarquablement mis en images
Le récit se situe dans la France du XVIIème siècle, période trouble où il ne fait pas bon disposer de talents d’herboriste si l’on ne veut pas rapidement être taxé de sorcellerie et pourchassé pour être brûlé. C’est hélas ce qui attend Avila, une jeune orpheline qui a hérité des talents de sa mère etqui va devoir fuir un certain Trébuchet mandaté par le cardinal de Richelieu, si elle ne veut se retrouver sur le bûcher.
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Mais si cette jeune et jolie demoiselle ne ressemble en rien à une sorcière, elle n’en détient pas moins quelques pouvoirs lui permettant notamment de converser avec Altor, son ombre maléfique mais aussi de communiquer avec les animaux de la forêt qui vont lui être d’un précieux secours dans son échappée.
On retrouve avec grand plaisir le duo à la scène comme à la ville, Teresa Radice au scénario et Stefano Turconi au dessin qui nous emmènent cette fois dans une grande aventure de cape et de sorcellerie. Le lecteur va suivre une course-poursuite, pleine de rebondissements qui fourmille de références littéraires et artistiques, de Molière à Alexandre Dumas en passant par Johannes Veermer évoqué par son célèbre tableau de la laitière …
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La scénariste Teresa Radice a habitué le lecteur à glisser dans ses scénarios beaucoup de thèmes qui lui sont chers à commencer par l’amour, la filiation, l’émancipation et surtout la liberté, sans oublier le voyage et ce récit ne fait pas exception et ce, pour notre grand plaisir.
Le dessin réaliste de Stefano Turconi, accompagné de superbes aquarelles, fait merveille en orchestrant de manière magistrale ce récitant haletant. On reconnait, dès les premières planches, sa manière de dessiner ses personnages à la Disney avec un côté cinématographique qui dynamise le récit, le tout dans de superbes décors fournis.
Encore une belle réussite de ce duo d’artistes à consommer sans modération !
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