
Belle de soie
Scénario, dessins et couleurs : Pavel Bart
Delcourt, collection Mirages
Un conte aussi fantastique que machiavélique
Madame Sorel, tisserande de son état, jouit d’une excellente réputation auprès des seigneurs de la région notamment grâce à la confection d’étoffes à partir d’une soie précieuse dont la provenance reste un secret.
Une gente dame, Isolde, découvre à l’occasion sa venue Jeanne, la fille de Mme Sorel qui s’évertue à l’initier à la couture. Elle la trouve ravissante au point de demander à sa mère de l’accompagner pendant son séjour à la cour du roi.
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Bien que la formation au métier de tisserande pour que Jeanne succède à sa mère ne soit encore guère concluant, Madame Sorel s’avère réticente à son départ pour la cour, mais finit pas accepter car l’avenir de sa fille apparait plus radieux que celui de s’user les yeux et les mains sur l’ouvrage.
Ainsi Jeanne accompagna Isolde et son jeune fils, Raymondin, à qui elle destine un avenir dans la séduction d’Ajar, la fille unique du roi.
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Jeanne, à peine partie, voilà que Mère Sorel se morfond jusqu’à ce qu’elle découvre dans un coffre un oiseau qui lui susurre qu’elle n’est pas près de la revoir. Terrassée par cette prophétie, elle tente tout d’abord de trucider cet oiseau de malheur puis décide d’aller la rechercher…
Pour son premier album, le scénariste Pavel Bart parvient, avec talent, à transporter le lecteur dans un conte médiéval truffé de rebondissements tout aussi peu ordinaires les uns que les autres et où s’entremêlent des histoires de conquête de pouvoir amoureux comme politique.
Le dessin réaliste de Pavel Bart s’avère tout à la hauteur du récit, bien dans l’esprit médiéval avec des décors particulièrement fouillés accompagnés de couleurs tantôt lumineuses tantôt sombres renforçant le contraste des scènes.
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