Auracan » chroniques » Shelena
Shelena, par Jéromine Pasteur, René Follet, collection Un Monde (Casterman)

Shelena

Scénario : Jéromine Pasteur
Dessins et couleurs : René Follet

Casterman, collection Un Monde

José, un jeune homme de bonne famille, décide de quitter Haïti, sa terre natale, pour découvrir le monde. Son père, fou de douleur, le maudit en ayant recours à des actes de sorcellerie. Fraîchement débarqué sur le chantier du canal de Panama, il rencontre sa future famille qui subit de plein fouet la malédiction paternelle.

À la mort de José, sa femme décide de reconstruire le clan familial et rompre avec le terrible sort pesant sur la descendance de celui-ci. Rien ne semble pourtant l'interrompre jusqu'au jour où son petit-fils rencontre Shelena, une jeune Indienne parlant aux oiseaux et au vent.

L'histoire de Shelena est née de deux rencontres avec l'auteur de ce conte. L'une avec une vieille femme donnant, sans parler, des ordres dans un village perdu du Panama. L'autre avec une jeune Indienne de la tribu Cuna capable de répondre simplement aux questions les plus compliquées.

Le grand René Follet (dont on ne ventera jamais assez l'extraordinaire talent) fait de cette histoire, initialement parue sous la forme d'un roman écrit par Jéromine Pasteur , L'enfant qui rêvait le monde , une féerie colorée. Son trait d'une grande sincérité habille Shelena de toute la douceur inscrite dans l'Homme. Elle apparaît tel un songe dans son écrin de verdure.

L'aspect enlevé, parfois rapide, toujours voulu, du graphisme de Follet renforce le trouble des personnages ainsi que cette période particulière que fut l'élaboration du canal.

Une seule critique à cette histoire pleine d'espoir et d'humilité : elle aurait mérité un opus supplémentaire afin de mieux s'imprégner de la première période de cette famille au destin hors du commun.

Partager sur FacebookPartager
Cristian
12/10/2005