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Le Dernier des Schoenfeld - Tome 1 : La Confession d'Agathe, par Agnès & Jean-Claude Bartoll, Cédric Hervan, collection Grafica (Glénat)

Le Dernier des Schoenfeld

Tome 1 : La Confession d'Agathe

Scénario : Agnès & Jean-Claude Bartoll
Dessins et couleurs : Cédric Hervan

Glénat, collection Grafica

Quête des origines

Après l’Enfant maudit (Bamboo) de Laurent Galandon et Arno Monin, voici une nouvelle histoire de quête de ses origines qui entraîne le héros contemporain à ouvrir des pages oubliées, refoulées ou dissimulées depuis la Seconde Guerre mondiale.

Décidément, depuis les Maîtres de l’Orge de Jean Van Hamme et Francis Vallès (Glénat), les sagas familiales ont la côte. Sans doute parce qu’elles touchent justement aux secrets du domaine de l’intime et qu’elles contiennent une part de romanesque où chacun peut reconnaître son voisin ou soi-même et s'interroger sur son propre parcours dans de telles circonstances.

New York, 1983. Agathe Dillman, en phase terminale, tient à se confier à John qu’elle a élevé comme son fils. La vérité est que ce jeune écrivain à succès n’est que son neveu. Il est le dernier héritier des Schoenfeld, une famille commerçante juive et française. À la mort de sa tante, John décide de se rendre sur les scènes que sa tante a eu le temps de lui conter. Il veut naturellement comprendre qui il est. Direction le Périgord, à Rabaillac, où l’attendent de nombreuses surprises…

Cette fiction écrite à partir de faits réels autobiographiques oppose le destin de deux familles, les Schoenfeld – des épiciers de luxe réfugiés pendant le conflit mondial dans leur belle maison du Périgord – et les Rabaillac, héritiers de la charge notariale locale.

Les scénaristes Agnès et Jean-Claude Bartoll, reconstituant parfaitement l’ambiance particulière de l’entre-deux-guerres et de l’Occupation, lancent les pistes qui devraient faire comprendre pourquoi John a été élevé par sa tante aux États-Unis sous une autre identité.

Le récit entrecoupé de scènes de flash-back bien reconnaissables est traité tout en finesse avec beaucoup de cases sans texte qui se comprennent d’elles-mêmes. Car Cédric Hervan a su trouver son style de dessin, construisant des décors très réalistes, autant contemporains qu’historiques, et mettant en scène des personnages expressifs et attachants. Sa mise en couleur directe à l’aquarelle renforce la sensibilité de l’album. Le tout progresse au fil des pages.

Un excellent démarrage pour une trilogie prometteuse
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Manuel F. Picaud
03/06/2009