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Le Banni - Tome 1 : Le Poids de nos victoires, par Henscher, Tarumbana (Le Lombard)

Le Banni

Tome 1 : Le Poids de nos victoires

Scénario : Henscher
Dessins et couleurs : Tarumbana

Le Lombard

Un nouveau souffle d'heroic fantasy

Le Lombard, l’éditeur de Thorgal, lance la nouvelle série d’heroic fantasy le Banni avec deux jeunes auteurs. Ce pari audacieux rompt avec les codes habituels du genre : ni elfes, ni dragons, mais un récit épique et philosophique imaginé par Henscher (le Seigneur des Couteaux chez Casterman). Le premier volet de cette trilogie révèle un dessinateur virtuose qui manie l’outil informatique de très belle manière. On pense naturellement à la peinture de Grzegorz Rosinski ou d’Andréi Arinouchkine (Ewen chez Daniel Maghen), déjà de belles références.

Trente ans auparavant, Hector fut l’un des féroces artisans de l’installation au pouvoir d’Alester. Avec trois autres compagnons, ils étaient parvenus à faire de leur troupe de mercenaires une meute de loups invincibles. Ils défirent le Duc Amaltek et firent de la somptueuse ville de Myrmirrine la capitale du nouveau royaume. Aujourd’hui celui-ci est en pleine décadence. Son roi Alester le Vaillant appelle à la rescousse son vieil ami Hector la Muraille qu’il a pourtant banni aux confins du royaume. Persuadé de faire erreur, ce dernier se met néanmoins en route en compagnie de sa servante Myrmille. Prêt à affronter de nouveaux dangers…

Ce premier épisode installe le contexte de cette histoire envoûtante, intrigante, souvent violente voire sanglante dans un monde pour partie médiéval, pour partie fantastique. Le scénario dense d’Henscher interroge le statut de légende et la recherche de gloire des protagonistes. L’aller-retour entre le présent (relatif) et le passé (30 ans auparavant) permet de souligner l’opposition entre les anciens et les modernes. Le récit est mis en images par informatique de manière étonnante par Tarumbana. Il parvient non seulement à donner une densité aux personnages, à reconstituer les batailles avec un réalisme saisissant mais aussi à révéler des effets de lumière en clair obscur particulièrement sensibles.

Une série qui s’annonce sublime, à découvrir.

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Manuel F. Picaud
09/03/2010