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De notre envoyé spécial, Illies Dzanouni
 
 
 

Pascal : un gentil organisateur « surbooké » !

L'interview

Pascal MERIAUX, ton nom apparaît sur tous les documents du festival (pratiquement!), quel est ton rôle exact dans cette manifestation ?
En 1995, je faisais partie des 9 créateurs de l'association. Je m'y suis énormément investi, et j'en suis devenu le permanent en 2000. A ce titre, je fais un peu de tout, expos, contacts auteurs, logistique, communication, manutention...

Parle-nous un peu de toi (enfance, parcours scolaire, professionnel)
Euh, je fus jeune, j'ai vécu un an en Irlande du Nord, fait un DEUG d'anglais, je suis devenu prof de guitare, puis pendant dix ans musicien professionnel.

Comment est née l'association "On a marché sur la bulle" et l'idée du festival a-t-elle découlé de cette création?
L'association est née dans un bistrot, avec l'envie de faire un salon parce qu'à Amiens, il n'y avait rien, et à l'époque même pas de magasin spécialisé BD. En fait, ce salon est né d'une frustration.

L'organisation d'un festival ne doit pas être une mince affaire. Peux-tu nous parler du parcours du combattant pour l'organisation de la première édition (obstacles franchis, coups de pouces, sponsors, contact auteurs, pub auprès des lecteurs,...)
Paradoxalement, la première année a été plutôt simple en termes de recherche de partenaires. Tout le monde a sorti son carnet d'adresses, et on a trouvé en moins d'un an les fonds nécessaires à la création du salon. En termes de communication, le bouche à oreille a fonctionné rapidement; Mais durer, voilà un autre problème : convaincre chaque année les mêmes personnes, le challenge est autrement plus complexe...

Le festival a maintenant 5 ans, le bilan ?
Techniquement, le bilan est assez positif : de nombreux auteurs reçus, avec lesquels nous entretenons d'excellentes relations. Un public en croissance régulière... Mais la partie la plus agréable de cette aventure a été la dimension humaine du groupe d'organisation : cinq ans plus tard, nous sommes tous encore là, et nous avons vécu ensemble des choses inoubliables, en intégrant petit à petit de nouveaux élements. Même si, au fond, on ne s'occupe que de petits mickeys...

6000 visiteurs, en 99, comment gère-t-on ce succès?
Succès, n'éxagérons rien (un podium "Ricard Live Music" avec David Halliday a accueilli 15 000 personnes le samedi du salon, sur Amiens, ça aide à relativiser), ce qui compte c'est d'essayer des choses, toucher de nouveaux publics, parler de bande dessinée, essayer de trouver des espaces dans les médias, encore et encore. Avoir des intentions, même si elles sont difficiles à réaliser.

Le festival est uns des rares à avoir établi une charte écrite, comment est elle perçue par ceux qu'elle vise et est ce qu'on constate un changement d'attitude?
Les principes énoncés dans la charte relèvent du bons sens : une dédicace par personne, respect des auteurs, prise de conscience du fait que la dédicace est tout sauf un dû pour le lecteur. La charte est donc bien reçue par le public, même s'il arrive que certains gentils visiteurs soient super sympas dans la file d'attente et se transforment en vilains chasseurs une fois arrivés devant la table et l'auteur. Dans ce cas, la charte sert de référence, et de principe applicable à tous...

Une anecdote (bon, mauvais souvenir)?
Il est clair qu'en cinq ans on a les yeux et les oreilles pleins de souvenirs. J'ai un mauvais-bon souvenir, en 1999, lors de la séance de dédicace de Jean ROBA. Vu la notoriété et la rareté de l'auteur, la file d'attente, que j'ai dû gérer, a été très pénible pour moi. Dans un souci de protection de l'auteur, j'ai essuyé nombre de coups bas et de tentatives d'extorsion de dédicaces et de signatures, j'ai pris sur moi, j'ai fait écran entre la mauvaise humeur, la frustration du public, et l'auteur qui n'a pas à pâtir de ce genre de choses. Pourtant, dans cet environnement tendu, j'ai assisté à une rencontre très particulière entre ROBA et un lecteur, qui était tellement ému qu'il en a versé une larme. ROBA m'a plusieurs fois parlé de cette rencontre, qui l'avait ému lui aussi...

Les envies pas encore réalisées, les projets à venir, un scoop ?!
Des projets, il y en a des tonnes. L'année prochaine, après les turcs invités cette année, nous recevrons des auteurs... mexicains ! Et on donnera une part de plus en plus importante à la parole, trop souvent absente des séances de dédicaces.

Le record de la file d'attente la plus longue? A Amiens, ou personnellement ?
A titre personnel, j'ai passé neuf heures, sur deux jours, en 1995, pour une dédicace de FRANZ qui se passait vraiment mal, à MAISONS-LAFFITTE. En même temps, c'est un bon souvenir, j'y ai rencontré Jeff, organisateur du salon de LYS LEZ LANNOIS, et cette rencontre, c'est un peu le déclic pour la création de l'association "ON A MARCHE SUR LA BULLE" et le lancement du festival. Sur le salon, je sais que les gens qui ont eu une dédicace de Jean ROBA sont arrivés le samedi matin avant 09h00 pour une séance qui a débuté (c'était prévu comme ça) à 15h00.

Pour finir un mini questionnaire à réponse rapide:

ton plat préféré?
La ficelle picarde
série télé préférée ?
J'éxècre la télé (aujourd'hui).
ton héros réel ou de roman préféré?
Pierre DESPROGES (merci pour tout)
ta boisson préférée?
Le Ricoré (authentique)
ton activité préférée ?
Le farniente, l'inaction maîtrisée...
Une phrase, une devise préférée?
Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
Ton état d'esprit actuel?
Le calme avant une nouvelle tempête
Ta b.d préférée?
Le garage hermétique de Jerry Cornelius (Major Fatal)

 
 
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