Auracan » chroniques » Rhino - Tome 1 : Pervitine
Rhino - Tome 1 : Pervitine, par Yann, Julien Camp, collection Zephyr (Dupuis)

Rhino

Tome 1 : Pervitine

Scénario : Yann
Dessins et couleurs : Julien Camp

Dupuis, collection Zephyr

De biens drôles de destinées pour deux frères

Qu’il est difficile d’accepter qu’un père puisse faire une différence entre ses deux fils, adulant l’un et vilipendant l’autre ! C’est hélas ce que vivent Ludwig et Rheinold, tous deux engagés dans la Luftwaffe, l’armée de l’air de l’Allemagne nazie.

Si pour la plus grande fierté du père, ancien militaire émérite de la 1ère guerre Mondiale, son fils prodige Ludwig recueille tous les honneurs grâce à ses faits d’armes en Espagne dans la légion Condor,, Rheinold, son souffreteux de cadet n’arrive pas à la cheville de son ainé.

Seulement, la roue tourne pour tout le monde et quand Ludwig s’entiche d’une jolie jeune fille juive, déplaisant tout particulièrement à son père, pendant ce temps Rheinold, surnommé Rhino par ses coéquipiers, redore son blason en multipliant les combats aériens avec succès, « aidé » par la pervitine, une drogue qui combat la fatigue mais qui n’est pas sans générer notamment des troubles de la vision et autres hallucinations.

Le père ne va-t-il pas renier son prodige de Ludwig et reporter son affection sur Rheinold, le fils délaissé jusqu’à maintenant ? La vie s’avère souvent faite de retournements, surtout dans les périodes de conflits, et ce n’en est pas fini avec de nouveaux événements qui viennent bouleverser la nouvelle donne.

D’Angel Wings à Buck Danny « Classics » en passant par Mezek, le scénariste Yann n’en est pas à son premier récit d’aviation et cette fois encore, il a concocté un scénario bien construit avec de nouveau une histoire enchâssée dans une recherche historique des plus pointues. Si ce premier opus s’attache tout particulièrement à montrer les relations père-fils dans le contexte bien particulier qu’est celui de la guerre, il offre suffisamment de suspense pour qu’on attende la suite avec impatience.

Le très réussi dessin hyperréaliste de Julien Camp fait la part belle à des combats aériens des plus réalistes contrastant avec les scènes sur terre plus classiques mais indispensables au récit.

Voilà un premier tome plutôt attrayant que les prochains opus devraient assurément confirmer.

 

Partager sur FacebookPartager
Bernard Launois
27/02/2026