
Cécile la sherif
Scénario : Victor Coutard
Dessins et couleurs : Walter Guissard
Casterman
Y aurait-il encore une justice dans ce bas monde ?
C’est assurément ce qu’a dû penser Cécile, fille de procureur et prétendante à embrasser la carrière et ainsi suivre les traces de son père. Seulement, nous sommes en 1848 et cette éminente fonction s’avère réservée à la gent masculine.
Alors, après avoir essayé en vain par tous les moyens de rejoindre le corps de la magistrature, que reste-t-il à Cécile sinon s’expatrier aux États-Unis et ce, grâce à la rencontre de Luis-Moreau Gottschalk, musicien et poète aventurier qui va lui faire miroiter toute la modernité que l’Europe lui refuse et l’entrainer dans une folle aventure américaine ?
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Seulement, on n’attend pas la petite Française au fin fond de la Nouvelle-Orléans, bien au contraire et c’est là que l’aventure avec un grand A commence ! Arrivera-t-elle à ses fins, la défenseuse des droits qui ne ménage pas sa peine pour rendre ce monde plus juste ? La région de la Nouvelle Orléans où elle atterrit pleine d’espoir est-elle aussi différente de la ville d’Orléans où son projet de carrière a été stoppé ?
Pour son premier scénario de bande dessinée, Victor Coutard a plutôt réussi son coup en apportant une touche humoristique sur un thème particulièrement grave et hélas, toujours d’actualité consistant à considérer que les femmes n’auraient pas les aptitudes pour tenir certaines fonctions et à mettre tout en place pour faire échec à leurs prétentions.
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Les dialogues sont enlevés et beaucoup de situation s’avèrent cocasses alors que quand on y réfléchit bien, on ne peut que se rendre à l’évidence que l’ostracisme de la gent féminine apparaissait encore plus prégnant à la fin du XIXème siècle, en Europe comme au pays du western.
Le dessin de Walter Guissard n’est pas en reste pour mettre en valeur le récit : vif, dynamique, haut en couleurs… À la hauteur de son héroïne Cécile la Shérif.
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