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La cuisine des orgres - Tome 2, par Fabien Velhmann, Jean-Baptiste Andrea (Rue de Sèvres)

La cuisine des orgres

Tome 2

Scénario : Fabien Velhmann
Dessins et couleurs : Jean-Baptiste Andrea

Rue de Sèvres

Un album attendu qui tient toutes ses promesses

Retrouver cet environnement tant féérique que cruel ravira bon nombre de lecteurs qui ont suivi la jeune héroïne Trois-Fois-Morte dans l’univers fantastique d’une montagne recelant une horde d’ogres prêts à toutes les extravagances pour se remplir la panse à commencer par l’ingrédient principal, la chair humaine de jeunes enfants.

Comme l’avait précisé le scénariste Fabien Velhmann lors de la sortie du premier tome du triptyque, chaque album s’attache à faire un focus sur un des protagonistes de l’histoire, en l’occurrence cette fois sur le biquet, ami de Trois-Fois-Morte qui n’est pas né sous une bonne étoile. Il faut dire que le pauvre traine ses origines au sein de la cuisine des ogres, rejeton d’une korrigane délurée et d’un père aux origines douteuses sans parler de son défaut de prononciation dû à des sévices subis dans sa tendre jeunesse.

Son avenir alors au sein de cette organisation ne s’avère guère brillant quand il est apostrophé par Maître Grignotte, l’ogre-en-chef de la brigade Tout-Sucre, qui décide de le prendre à l’essai à son service. Quel honneur pour Brèche-dent, il va enfin ne plus être considéré comme un vaurien mais hélas, le démoniaque Grignotte va lui demander l’impossible, celui de voler des recettes de son amie Trois-fois-Morte pour son compte.

Le scénario fort bien construit de Fabien Velhmann entraine le lecteur dans son univers fantasmagorique en revenant sur son aversion pour l’ostracisation, la méchanceté, la vanité… Mais également en soulignant des valeurs qui lui sont chères telles que le sens de l’amitié, la loyauté, la résilience.

Le dessinateur Jean-Baptiste Andrea continue d’enchanter le lecteur avec son dessin fouillé, ses décors extraordinaires dans lesquels évoluent des créatures tout autant extraordinaires, ses couleurs directes incroyables qui font que l’on a plaisir à lire le récit pour en connaitre la fin et le reprendre pour en admirer les planches, un must ! 

 
 
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Bernard Launois
04/05/2026