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Nini Cordy 1949, par Bernard Swysen, Christophe Alvès (Anspach)

Nini Cordy 1949

Scénario : Bernard Swysen
Dessins : Christophe Alvès
Couleurs : Drac

Anspach

Quand la célèbre meneuse de revue belge mène l’enquête

Alors que Léonie Cooreman alias Nini Cordy s’apprête à entamer une répétition au cabaret Le bœuf sur le toit, voilà qu’elle apprend que Sergueï Drugayatserkov le trompettiste de la troupe vient d’être retrouvé assassiné. Voyant son heure arrivée, le trompettiste, dissident russe, avait juste trouvé le temps d’écrire une partition chiffrée laissée sur une table à l’intention de Nini, certain qu’elle en ferait bon usage

La partition trouvée, Nini fait vite le rapprochement avec l’assassinat de Serguëi d’autant plus qu’elle s’aperçoit qu’elle est suivie par deux hommes à lamine patibulaire.Sergueï avait eu de bonnes raisons de croire en la détermination et la pugnacité de Nini à déchiffrer la partition et résoudre l’énigme.

Quelle heureuse et originale idée du scénariste Bernard Swysen de transformer la meneuse de revue qui deviendra quelques années plus tard la célèbre chanteuse Anny Cordy en une enquêtrice hors pair. Avec un scénario fort bien construit permettant de dérouler l’enquête, il revient en même temps sur les pas de la chanteuse donnant l’occasion de découvrir des pans de sa jeunesse. Les dialogues émaillés d’expressions bruxelloises, que l’auteur aura eu la délicatesse de traduire pour les lecteurs qui ne sont pas familiers avec le dialecte, s’avèrent tout aussi savoureux que la découverte d’une famille haute en couleurs à la gouaille fleurie.

Enfin, il conviendra d’apprécier la véracité du récit de la jeunesse de Nini et ce, grâce à l’étroite collaboration de Michèle Lebon-Cooreman, nièce, filleule et fille adoptive d’Annie Cordy qui a mis à disposition ses archives personnelles qui ont permis notamment d’illustrer le cahier Annie avant Cordy en fin d’album.

Le dessin réaliste, très ligne claire de Christophe Alvès, retranscrit parfaitement l’ambiance du Bruxelles des années 50 avec des décors soignés permettant une reconstitution des plus fidèles. Les couleurs de Drac sont des plus réussies, alternant de beaux aplats de couleurs pour la période du récit avec de chauds tons bistres pour revenir sur la prime jeunesse de l’héroïne.

 

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Bernard Launois
13/05/2026