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Le Monde selon François : L'intégrale, par Vincent Zabus, Renaud Collin (Dupuis)

Le Monde selon François

L'intégrale

Scénario : Vincent Zabus
Dessins et couleurs : Renaud Collin

Dupuis

Fais de beaux rêves...

Cette série apparaît initialement sous le label de la collection Punaise particulièrement destinée aux jeunes lecteurs de 2007 à 2009. Son troisième tome reçoit ensuite les honneurs d'une publication en grand format. Aujourd'hui, Le Monde selon François fait l'objet d'une jolie intégrale. Celle-ci rassemble les titres Le Secret des écrivains, Les Amants éternels et Le Maître du temps.

Les trois histoires sont construites sur le même principe :  entre rêve et réalité, François ne choisit pas, il veut les deux ! À 8 ans, il se pose beaucoup de questions sur la vie. À chaque fois qu'il est confronté à un problème, il pénètre dans un monde imaginaire présenté comme vrai. Dans cet univers, il vit une aventure qui, au final, répond à ses questions. Le Secret des écrivains laisse la part belle au rêve. Les deux épisodes suivants abordent, indirectement, des sujets plus graves comme la séparation des parents et le manque de temps du papa, débordé par son boulot, pour s'occuper de son petit garçon. Cette part de "réel" plus marquée les rend aussi plus intéressants

Le dessin numérique de Renaud Collin sert joliment les sujets, dans une gamme de couleurs bien choisie et parvient à traduire l'humour, l'imaginaire, la poésie et la tendresse des scénarios de Vincent Zabus. Comédien et auteur de théâtre, ce dernier avait également animé Agathe Saugrenu sous le même label Punaise, avant de signer le superbe Les Petites gens avec Campi au Lombard et, plus récemment Les Ombres, avec Hyppolite, aux éditions Phébus.

Un dossier aussi copieux qu'intéressant complète cette intégrale. Peu de textes, mais de très nombreux inédits, illustrations, essais, recherches graphiques, démontrent notamment, sur près de 60 pages, les liens entre le travail théâtral du scénariste et la BD et combien le dessin de Renaud Collin aurait pu, par moments, se rapprocher de l'univers du regretté André Geerts (Jojo). On en sort convaincu qu'en BD, "jeunesse" ne signifie vraiment pas "facilité" !

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Pierre Burssens

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Pour en savoir plus : le site du dessinateur

16/01/2014