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La renaissance des éditions Nucléa s'annonce
sous les meilleures auspices. Leur dernier titre en date,
Mygala, en est la preuve éclatante.
Une bande de Marines futuristes récupère un
artefact mystérieux -le CORZAL- dans le repère
d'une secte démoniaque. Au cours de l'opération
le sergent Mygala et plusieurs de ses hommes sont blessés.
Heureusement, tous bénéficient de soins médicaux
incroyables dans un hôpital situé au sein d'une
base militaire secrète. Mais les autorités vont
alors perdre le contrôle des événements.
Un homme ayant été en contact avec le Corzal
va muter et perdre les pédales ; le chef de la secte
va utiliser la magie pour tenter de récupérer
son artefact; et enfin le Corzal lui même va pirater
l'ordinateur central pour prendre le contrôle de la
base.
Le scénario de Di Giorgio est dense et original
même si certains éléments ne sont pas
sans rappeler l'Incal (notamment la consonance sud
américaine du Corzal). Heureusement, contrairement
à Jodorowsky, il a su canaliser son imagination débordante.
Certes l'intrigue part dans de nombreuses directions mais
elle reste toujours cohérente. Ce premier tome, foisonnant,
soulève un nombre conséquent de questions. Reste
à espérer que les opus suivants fourniront des
réponses à la hauteur. Enfin, la galerie de
personnages est très fournie, ce qui permet d'éviter
les caricatures et les archétypes réducteurs.
Le dessin est digne des grosses productions américaines.
Genêt nous en met plein la vue avec des splash
pages impressionnantes et des angles inusités. Ses
anatomies réalistes, quoiqu'un peu exagérées,
rappellent celles de Stan et Vince. Le découpage est
nerveux, haletant, très visuel et très éclaté.
L'enchevêtrement des cases pourrait paraître confus
si la couleur ne venait pas améliorer la lisibilité
en imposant des atmosphères très différentes
selon les scènes (alternance de couleurs chaudes et
de couleurs froides). Cabrera, le coloriste, se révèle
d'ailleurs particulièrement à l'aise avec la
palette graphique.
Cette bande dessinée est à recommander à
ceux qui aiment l'action et que la violence gratuite (?) ne
rebute pas.
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