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Londres
69 Everton Cottage. Un bien curieux
titre pour une série est censé se dérouler
au cur de la Russie. Habille conteur, Erik Arnoux
s'est penché sur le destin de l'amie de la douce Sophaletta,
à savoir Miss Kitty Mc Daniels.
La Russie se meurt ! Kitty et Sophaletta ont miraculeusement
trouvé refuge à Gorovinka, la datcha du demi-frère
indolent de cette dernière. Ils parviennent à
envoyer la jeune anglaise vers la Finlande
Rien ne va plus entre Miss Mc Daniels et Duane Garrity, son
mari. Leurs aventures en Russie et les sentiments de la jeune
femme pour Sophaletta ont tâché leur histoire
d'amour. Duane se fait réprimander par Scotland Yard
pour ses articles corrosifs et quelque peu protecteur à
l'égard de Joe The Ripper, tueur de trois prostituées.
Kitty, sans doute en souvenir de son amie russe (tenancière
de maison close), décide d'aider le Yard a résoudre
l'affaire
Erik Arnoux s'amuse une fois de plus à revisiter les
mythes du début de siècle. Le quatrième
album s'était, en partie, déroulé à
bord du célèbre paquebot Titanic. Il met aujourd'hui
en scène, un disciple de Jack l'éventreur, trente
ans après les horribles meurtres de ce dernier
Le récit n'en est pas pour le moins dénué
de liens vers l'intrigue principale, la vie de Sophaletta.
Dominique Hé, repreneur graphique de la série,
signe ici son troisième album. Force est de constater
que même si son trait est moins gracieux que celui d'Arnoux,
il s'accapare au mieux les ambiances russe et londonienne
du récit. C'est également un orfèvre
du détail et d'un cadrage cinématographique.
On ne peut que regretter les couleurs de Chagnaud,
qui, assisté de l'outil informatique, offre des effets
trop systématiques et tape-à-l'il !
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