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Suite
au décès brutal de son ami Sheeta, c'est Oshii
Feal, une jeune étudiante de l'académie de
police, qui va devenir la co-équipière du célèbre
Norman K. Barron. Ce faisant, elle devient une nouvelle "actrice" de
Mediacop et de sa fameuse émission de télé-réalité dont
le concept est de suivre des policiers au cours de diverses
opérations, mais aussi durant leur vie privée...
Oshii a un peu de mal à assumer sa nouvelle notoriété,
d'autant que sa première grande enquête aux
côtés de Norman est plutôt difficile à gérer.
Ils sont en effet sur les traces du "Triangle Rouge",
un serial-killer qui agit selon un rituel monstrueux en découpant
les dos de ses victimes. Ces dernières semblent choisies
au hasard, et pourtant... au fur et à mesure des crimes,
une certaine "logique" se dessine, les victimes
n'étant pas aussi "clean" qu'il y parait...
Ce que Oshii ignore, c'est qu'elle est surveillée
par le psychopathe. Est-elle sa prochaine victime ?
Avec une trame et des éléments qui peuvent
vaguement rappeler des film tels "Le prix du danger" (d'après
une nouvelle de Robert Scheckley), "The Running
Man", "Strange
Days", "The Truman Show", mais
encore le roman "Jack
Barron et l'éternité" de Norman Spinrad
(d'où le nom du héros), ou la BD "Carnage
Plus" de Bernet, le prolifique Jean-David Morvan se
démarque de ceux-ci en proposant un vrai thriller,
dans un registre qui vire allègrement au "gore" pour
les scènes de crimes… Morvan s'attarde aussi à décrire
les états d'âmes des divers protagonistes, et
les conséquences parfois dramatiques du fait d'être
filmé quasi en permanence…
Francis
Porcel, artiste Espagnol qui signe ici son
premier album en français,
est un grand admirateur de Juan Gimenez et d'Albert Uderzo.
Deux graphismes aux antipodes
l'un de l'autre, qui expliquent sans doute le style réaliste
très personnel du jeune dessinateur ibérique.
Dans ce deuxième opus, il réalise une belle
performance graphique lors de l'affrontement des personnages
dans la Sagrada Familia, magnifique cathédrale (enfin
achevée dans ce futur alternatif !) qui se trouve à Barcelone
et que l'on doit au talentueux Gaudi, figure de proue de
l'architecture catalane...
A une époque où la télé-réalité fait
quasiment partie du quotidien et où le pouvoir des
média est plus qu'évident, cette série
n'est peut-être que l'anticipation de ce que sera réellement "notre
demain".
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