Avec la collection “Mirages“, la maison Delcourt
se dote d’un nouvel espace dédié au récit
intimiste. Qui mieux qu’Isabelle Dethan, déjà auteur
des albums Ingrid et Tante Henriette, deux sensibles histoires
personnelles, pouvait inaugurer ce nouveau territoire ?
Loin de sa fresque égyptienne Sur les Terres
d’Horus,
la dessinatrice nous offre avec Eva aux mains bleues un bien
joli récit enfantin. L’auteur y évoque,
l’air de rien, le passage initiatique du passage de
l’enfance à la puberté d’une jeune
fille. Tel un journal intime, cet album raconte les vacances
de la petite Eva chez ses grands-parents. La vie s’y
déroule paisiblement, entre un grand-père solitaire
réfugié dans une annexe à la maison
familiale, une gentille grand-mère qui fait des confitures,
une grand-tante obsédée par les serrures, un
petit frère pas assez bavard, des amis à qui
Eva confiera faire partie d’une lignée de sorcières
: la preuve, les femmes de sa famille ont toutes les mains
bleues…
Tranquillement, Eva grandit et prend sans inquiétude
le chemin qui la mènera à l’âge
adulte. Celui de la femme qu’elle sera. |