|
A la veille de l’An Mil, dans un Haut Moyen-Âge
où la peur de l’Apocalypse est plus que jamais
présente, Raedwald le Saxon est un marchand de reliques.
En compagnie de son compagnon Arnulf, sorte de géant
castagneur, il sillonne les rudes contrées d’une
Europe pas encore en construction. Le hasard menant leurs
pas sur le lieu d’un massacre perpétré par
une bande de routiers, Raedwald et Arnulf viennent en aide à un
homme horriblement mutilé. Son visage, méconnaissable,
a été atrocement brûlé. Parce
que cette victime est le seul témoin de l’attaque
du convoi où voyageaient des proches du roi Hugues
Capet, tout va être mis en œuvre pour le sauver.
La relique de Saint-Polycarpe, conservée à l’abbaye
de Santenay, est son seul espoir de guérison. Mais
sur le chemin de Santenay, Raedwald va trouver les très
inquiétants moines de Cluny. “Cette Cluny-là n’est
pas celle qui a éclairé les siècles
sombres de notre histoire, précise le scénariste.
Tombée sous la coupe d’un moine que certains
disent ne pas être humain, elle combat le Mal par le
Mal. Ses envoyés, surnommés les Chiens de Dieu,
ne reculent devant aucun crime pour remplir leur mission
: étendre l’emprise de Cluny sur la Chrétienté en
déroute et s’opposer aux forces surnaturelles
qui s’attaquent à celle-ci“.
Richard D. Nolane, déjà scénariste
de Harry Dickson et des Tigres volants, signe en compagnie
d’un nouveau venu, le québécois François
Miville-Deschênes, un excellent thriller médiéval,
s’inscrivant dans la lignée du Nom de la
Rose tout en sachant se détacher de cette illustre référence.
Une belle surprise… |
| En octobre
dernier, Auracan.com vous présentait en avant-première cette
nouvelle série.
Du même
scénariste :
Cette chronique, signée Brieg F. Haslé, est
initialement parue dans « Les Lectures » du 75e
numéro de « La Lettre de Dargaud ».
|